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Histoire(s) de la photocomposition





          Prolégomènes utiles au sujet
1896 Le brevet d'Eugen Porzsolt
1925 La Thothmic d'August et Hunter
1928 L'Uhertype
1936 Photolettering de Rondthaler
1946 La Fotosetter
1949 La Rotofoto
1949 La Lumitype-Photon
1952 Diatype de Berthold
1954 Les brevets BBR
1957 La Monophoto de Monotype
1958 American Type Founders
1960 Les Lettres transfert
1965 Les Mini-ordinateurs
1967 La Digiset de la société Hell
1967 La Diatronic de Berthold
1971 Création d'ITC et d'U&lc
1975 L'imprimante laser
1976 Le RIP
1977 La Compugraphic EditWriter 7500
1977 Composer avec un micro-ordinateur
1978 Le Scrib de Bobst Graphic
1978 La Lasercomp de Monotype
1983 Le PostScript
1985 La Micro-édition (ou PAO)
          Bibliographie


On imagine souvent que la photocomposition est un procédé moderne. Pourtant, dès les années 1890, plusieurs inventeurs tels William Friese-Greene en Grande-Bretagne et F.H.Richards aux Etats-Unis ont essayé de mettre au point un système de composition photographique. L'un des tout premiers brevets dans ce domaine fut déposé, en 1894, par le Hongrois Eugen Porzsolt. Mais il fallu attendre plus de vingt ans pour qu'une phototitreuse qui permettait de composer manuellement des textes en gros corps, fut mise au point par un inventeur nommé Alfred E. Bawtree

Composition chaude
Procédé de composition au plomb fondu que l’on coulait dans des matrices (monotype, linotype). La correction comprenait : La lecture des épreuves pour détecter les erreurs (coquilles, doublons, bourdons) les fautes orthographiques et typographiques (espacements irréguliers, lézardes, etc.). Relevées dans l'une des marges des épreuves à l'aide des signes conventionnels de correction. Cette lecture est assurée par le correcteur attaché à l'imprimerie puis par le client (auteur ou éditeur). Ces différents mouvements devant aboutir au bon à tirer (BAT). S'agissant d'une composition manuelle ou d'une composition mécanique de lettres (Monotype), les corrections sont faites sur le marbre, avec parfois reprise au composteur des lignes dont l'encombrement est modifié par les corrections.

Composition froide
Les photocomposeuses étaient de deux sortes, dites de la deuxième ou troisième génération, quant aux systèmes informatisés qui commandaient leur fonctionnement, ils se répartissaient en systèmes « à un seul passage » ou « à plusieurs passages ».
Les systèmes à un seul passage n'assurent que la justification. Le texte saisi au kilomètre est reporté sur bande perforée puis justifiée, par lecture de cette bande, par le programme de l'ordinateur et sorti sur une seconde bande perforée qui commandera l'unité photographique de la photocomposeuse.
Dans les deux cas, une épreuve photographique du film est envoyée à l'auteur qui signale ses corrections en marge. Ce système manque de souplesse. Il est coûteux et lent, car il exige que les corrections demandées soient exécutées manuellement. Avec le film, les lignes ou phrases à refaire sont ensuite découpées pour opérer la substitution.
Les systèmes à plusieurs passages font appel à des matériels variés, allant jusqu'à la mise en page complète. La bande justifiée, contenant tout ou partie des consignes de mise en page, engendre sur la photocomposeuse une version « lisible » sur papier photographique. Celui-ci est uniquement destinée à recevoir des corrections. Chacun y porte ses observations. Renvoyée à l'atelier, cette épreuve donne lieu à la frappe d'une « bande de correction », qui sera mixée avec la version lisible, donnant une nouvelle bande ayant subi les corrections demandées. On en tire, sur la photocomposeuse, une seconde version qui, si elle est satisfaisante, sera validée par le bon à tirer. Tout est prêt pour l'épreuve finale sur film ou papier photographique.
Les systèmes à écran de visualisation, sont des variantes du système à plusieurs passages. Le texte, saisi au clavier, est traité et mémorisé par l'unité centrale de l'ordinateur puis affiché sur l'écran. Au retour à l'atelier de l’épreuve portant les corrections demandées, l’opérateur affiche sur son écran le texte non corrigé. Il le corrige et ce qui a été corrigé sort sous forme d’une bande perforée justifiée (et éventuellement mise en page).
Les système de saisie de textes sur écrans de visualisation €connectés. Les éditeurs ou les rédacteurs prennent la responsabilité totale du travail de correction, ce dont les auteurs s'accommodent mal en général. La presse, pour laquelle la rapidité d'exécution est primordiale, est la bénéficiaire privilégiée de ce procédé, qui procure des films corrigés et mis en page sans avoir donné lieu à la perforation d'aucune bande de correction ni produit aucune épreuve sur papier.
Le texte saisi est mis en mémoire pour stockage. L'opérateur effectue les corrections nécessaires assortis des indications relatives au style des caractères, à leur corps, justification, interlignage, mise en page, etc. L'étape finale est celle de la production du film par la photocomposeuse relié à la mémoire centrale.

En vrac, je tiens à remercier Alan Marshall, Adrian Frutiger, Roger Chatelain, Les encyclopédies du savoir moderne, James Craig, Wikipédia, Google, Google Translate (qui m'a donné quelques moments de fous rires), les sites spécialisés (principalement anglais/américains, allemands, néerlandais ...), le Musée de l'imprimerie de Lyonle portail de revues en sciences humaines et sociales Persée, et Peter Gabor pour leurs aides précieuses.


















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