rocbo menu

La Productique et sa Culture : Stéréolithographie, article Plastiques Flash n° 232 - mai 1990




L'installation SLA 250 qui vient d'étre implantée chez Créaform à Villeurbanne.

ÉQUIPEMENT


Le transcodage et les calculs de «slicing» transforment les coordonnées globales de l'objet virtuel en données correspondant à des tranches successives destinées à être polymérisées localement par le rayon laser.
Un deuxième processeur coordonne le fonctionnement de l'appareil de stéréolithographie, notamment le faisceau laser réfléchi en X et Y sur la surface de la résine liquide à l'aide d'un miroir à balayage mobile.
Posé sur le plateau mobile verticalement, l'objet est construit par tranches successives à partir du bas. Dès que le balayage laser est achevé sur la première tranche, le plateau support s'enfonce dans le récipient de monomère d'une valeur égale à l'épais-seur polymérisée par le rayon. Cette tranche est ensuite recouverte d'une épaisseur de monomère liquide qui peut varier selon la précision verticale que l'on souhaite obtenir en final, de l'ordre de 0,1 mm pour les petites pièces et de 0,2 à 0,3 mm pour les plus grandes. Ceci fait, le balayage laser reprend et durcit la tranche suivante.

En sortie de machine, seule une partie de la résine est polymérisée, un passage de quelques heures dans un four à ultra-violet permet une rigidité totale de la pièce.

Les machines actuelles du type SLA 250 sont limitées à des dimensions inscrites dans un cube de 250 mm de côté. La prochaine génération, SLA 500, disponible dans quelques mois en Europe, permettra de produire des pièces jusqu'à 500 mm, avec des caractéristiques - vitesse du laser notamment - améliorées. Le problème de taille peut être contourné par collage de parties polymérisées séparément. A noter que la résine se prête parfaitement à la peinture ou à la métallisation afin de rendre ces pièces prototypes les plus semblables possible à leur future réalité.


Un engouement mondial

Un mot de la compatibilité avec les logiciels existants de CAO/CFAO, les 3 années de développement au niveau mondial (et l'intérêt économique représenté par cette technologie) ont conduit à la mise au point de nombreuses interfaces. Les équipements Spectra-Physics sont ainsi compatibles via une interface réseau Ethernet avec les principaux systèmes de CAO/CFAO (une vingtaine à ce jour, dont Computervision, Control Data, IBM Catia, Intergraph, Cadkey), et des travaux intensifs promettent une compatibilité quasi universelle avec les nombreux standards proposés dans le monde (des interfaces avec Graphtec Unisys, Fides Euklid, Cadam, HP ME-30 sont par exemple en phase finale de test).

L'appui de Ciba-Geigy (qui dérient près de 40% des parts de 3D Systems, via Spectra-Physics) s'explique aisément par l'engouement manifesté dans le monde entier autour de cette technologie. À ce jour, plus de 200 installations ont été réalisées, dont les trois-quans aux USA où les industriels

Les USA montrent la voie

La première présentation d'un équipement de stéréolythographie a été faite au salon Autofact 87 à Détroit. Ce nouveau procédé était dû à une firme californienne, 3D Systems (mais le groupe CGE avait entamé à la même époque des recherches semblables en collaboration avec un laboratoire de Nancy). Cette société est désormais représentée dans le monde entier par Spectra-Physics, filiale spécialisée dans les technologies laser du groupe helvétique Ciba-Geigy, ce dernier assurant les recherches et le développement des résines appropriées.

Une installation type comprend une base micro-ordinateur de classe 386, permettant la conversion des données CAO en paramètres utilisables par le processeur de commande de l'installadon laser.
C'est également à ce stade que l'opérateur «prépare» la pièce à réaliser en lui adjoignant de petits supports permettant de fixer cette dernière sur le plateau mobile immergé dans la cuve de polymérisation, ainsi que d'éventuels «picots» reliant ou soutenant certaines parties de la pièce.




< Précédent
Suivant >

Hébergé par OVH